Alors je lui ai demandé de s’approcher et de venir sentir mon cou afin de me parler ensuite de mon odeur.
J’ai soulevé mes cheveux dans un seul mouvement avec la tendresse que les branches ont pour ses feuilles, et j’ai exposé la peau de ce cou qui est le mien.
Il s’est approché armé de son nez et a aspiré lentement la vie installée dans mon cou.
« Alors, je sens quoi ? »
Il m’a dit qu’il ne pouvait pas décrire ce qu’il sentait car il n’y avait rien de comparable. Mais puisque j’insistais, il a commencé à m’expliquer…
Ton odeur n’est pas fine, elle n’est pas douce, elle est au contraire, forte. C’est comme si ta personnalité sortait à travers ta peau. Tu ne sens ni la rose, ni les pommiers, ni aucun fruit d’ailleurs, ni l’humidité, ni la terre. Ton odeur n’a pas de nom.
Il m’arrive par des moments d’insolence d’offrir mes lèvres entre ouvertes à un quartier de clémentine.
Le serrer piano piano et sentir une première goutte glisser sur la lèvre inférieure et déborder par les commissures mais ne pas la laisser tomber, l'en empêcher affreusement avec le bout de la langue sans que mes lèvres perdent le contact avec ce quartier maintenant explosif.
Faire de mes lèvres une matière encore plus pulpeuse pour serrer à nouveau secrètement et sentir cette pluie éclatante s’emparer de mes fibres gustatives.
Il m’arrive par des moments d’insouciance d’offrir mes lèvres gonflées d’envie à un quartier de clémentine.
A. Vx, littér. Qui insulte ou blesse par une audace excessive. B. 1. [En parlant d'une pers.] Dont le manque de respect, l'oubli ou le mépris des égards est ressenti comme une impertinence, une insulte ou une injure.
insolente
adj.inv./s.com. Que ofende o molesta por ser irrespetuoso, atrevido, insultante o soberbio.
ETIMOLOGÍA: Del latín insolens (desacostumbrado, excesivo).
Esperamos sinceramente que este año sea uno musical, en todos los sentidos de la palabra, para todos...
Para rendir homenaje a esos lugares por donde se filtran las notas y los acordes que nos hacen, en sólo algunos minutos de abandono, palpar la materia inexhorable de la que está hecha el Universo, hemos decido compartir esta pieza valiosa de Bojan Z.
Sin embargo, como un sabio me dijo, para perderse realmente en la lujuria de esta pieza y comprender mejor lo líquido de las notas, quizás prefieran conocer la canción que la inspira : Ashes to ashes de David Bowie.
Hay conversaciones y personas que te marcan tanto que justo después de dejarlos ir te diriges a la tienda más cercana y compras por ejemplo el libro del que te habló porque al pasearte por las páginas de ese libro sabes que la encontrarás... la sabes cerca.
Yo, en lugar de un libro, me compré un CD: IRM de "nuestra" fascinante Charlotte Gainsbourg
Todavía no puedo hablar de su música, pero les adelanto que es una producción de Beck y que todas las canciones [excepto una escrita por Charlotte] fueron escritas por él.
De lo que sí puedo hablar ya es de su calidad de objeto precioso. Lo forman fotos perfectas en blanco y negro hermosos que pasan por los grises más buscados. Pero lo mejor es su folleto: casi todas las canciones están escritas a mano, con tachones, flechas, rayas, anotaciones, negativos de fotos, dibujos a bolígrafo sin terminar, siluetas en acuarela... a modo de laboratorio [como me dijo alguien acerca de esos manuscritos repletos de tachones y flechas]. Y lo que es curioso es que este CD es completamente negro por ambos lados. Además, lo acompaña un DVD que muestra su vídeo de Heaven Can Wait, su making off y ensayos durante la grabación del álbum filmados con un tinte un poco vintage o en blanco y negro.
Le chat du café des artistes
Ya veremos lo que me contarán esos tres acordes multiplicados por 14...
Por el momento, comparto el vídeo:
[Dédicace cachée : c'est beau de se sentir accompagnée dans son silence]
Ayer dibujaron en mi libreta, y el dibujo me llevó a Chagall...
sólo falta el árbol con la letra 'M'...
pero quizás esa mano azul con el corazón tallado sea la misma cosa.
Pintura: Paris Through The Window - 1913, Marc Chgagall
Quelques pas en arrière
Mieux la voir partir En écrasant à chaque pas
Ces mots non dits
Et ces mots qui ne sont qu’une succession de sons au long d’une respiration…
Mais, ta respiration, les supportera-t-elle ?
Ton souffle, s’effondrera-t-il en croquant des syllabes aussi périlleuses ?
Et si en les épelant ils disparaissaient ?
Ou si en les écrivant je comprends enfin qu’ils n’ont jamais existé ?
Ou alors souffler un mot, le grossir de manière à ce qu’il puisse accueillir tous les sons du monde pour le lâcher ensuite et le laisser se vider avec la danse de l’oubli.
Sous la couverture d’un ciel opale un bonjour qui exhalait une respiration sucrée m’invitait à passer de l’autre côté de la fenêtre.
Une lumière urbaine me guidait à travers les recoins d’un non lieu où j’ai eu envie de monter sur le cou d’un vieux chêne qui m’a serré dans ses branches avec la chaleur d’une maison.
Respirer Respirer Respirer
Le temps s’est fracturé ainsi dans le monde d’Alice.
Quand j’ai ouvert les yeux une main de soie se glissait sur la mienne en me déposant sur un tapis volant de retour à cette fenêtre.