12.6.11

mAi[s]SoN[s]

La profondeur d’une maison élevée par le ton grave d’une voix qui dessine en accords le chemin qui nous y amène. Car nous cherchons tous à y aller, à y retourner. Nous souhaitons tous retrouver notre maison, celle qui abrite tout ce que nous savons déjà mais dont nous ne sommes pas conscients. La maison de nos rêves qui n’est autre que celle de nos âmes, mélancoliques de cet endroit qu’on leur a imposé de quitter.
La plupart d’entre nous ignore par où commencer… où démarre ce chemin. Mais cette voix velours l’a déjà découvert et elle s’y ballade pétillante avec l’innocence de celui qui lèche ses doigts de plaisir. 

Elle n’est pas pressée, alors elle nous invite à trouver le notre en nous prêtant quelques accords et changements de tons à contre temps en espérant que nous sachions saisir l’occasion de percer le voile et d’entreprendre enfin ce chemin.

Elle n’est pas pressée, et dans sa ballade elle passe son temps à regarder par la fenêtre à la recherche des notes qui fassent scintiller le cœur, qui fassent de la nuit un aplat noir, qui accablent les chaleurs fautives, qui retiennent les frères, qui évaporent les mares, qui touchent des mains, qui fassent fondre le liquide, qui nous ramènent à la maison. 

À la profondeur de cette maison où, assise sur un cheval, je l’attends pour lui dire que je suis venue la rejoindre.






Texte : M.A. (et Bertrand Belin)
Photo : M.A.

TOUT a changé


Bertrand Belin - Tout a changé par CInq7

18.3.11

480 LuNeS

479 lunes

t'ont vu arriver

et émerveillées par ton bleu

t'ont offert leur lumière.



Tu l'as ainsi tissée pour te parer.


Tu t'es vêtu d'une peau de velours ;

tu t'es doté des doigts de coton ;

tu t'es cousu un cœur de printemps où tout peut fleurir

et tu y as accroché des mélodies transparentes ;

tu t'es chaussé des voyages lointains ;

et tu t'es coiffé d'une créativité argentée.


Heureux sont ceux qui ont eu la chance de s'abriter dans ton tissage.




Un fils de la lune est parmi nous

et il m'a offert des ailes chantées.


Un  fils de la lune est parmi nous

et aujourd'hui il embrasse,

avec la même timidité déchirante

avec laquelle il a embrassé la première,

la lune numéro 480.






Texte : M.A.

17.2.11

Ne m'idéalisez pas



Ne profitez pas de ce vide pour me penser plus belle.

Souvenez-vous de poils noirs qui poussent partout...

de l'haleine des dimanches matins...

de cette peau de décolleté froissée...

de ce ventre flasque...

de la cellulite sur les cuisses...

des seins tombants...

des commentaires remplis d'ignorance...

de la mauvaise prononciation agaçante.



Ne profitez pas de ce vide pour me rendre plus belle ;
profitez-en plutôt pour me rendre réelle.




Texte : M.A.

2.2.11

A kiss before you leave...




Because I love your lips.
Because I'm no longer scorpio.
Because everything's a change.
Because I'll never forget.
Because we'll always be.

13.1.11

Et HOP ! Une année de plus !



Allez... nouvelle année, nouvelle... perspective...

La chanson ne m'enchante pas plus que ça, mais les images me parlent...

Bonne année à TOUS !

13.12.10

Bouch[É]e

L'invention de la bouche 

 

Livre très intéressent (selon l'extrait) de Claro qui sera publié aux éditions Inculte début avril 2011:

Extrait:

"Avant toutes choses, avant même d’en venir aux mains avec elles, il nous fallut inventer la bouche, à commencer par le mot
« bouche », au centre duquel nous plantâmes un trou sans trop nous soucier de son avenir, lumineux ou obscur, et autour de ce trou, comme d’autres des arbres ou des pierres, nous conçûmes des dents, d’immenses gradins de dents, lesquelles nous amenèrent peu à peu et pour ainsi dire à notre insu à l’idée de mâchoires – déjà la faim se manifestait à nous, sans doute, et avec elle la belle idée de morsure, dont nous ignorions alors qu’elle produirait autant de sons, d’échos, de conventions, aussi. Artisans de la bouche, nous nous efforcions d’oublier les infamies par nous commises dans la Cité du Corps-Sans-Bouche. Oui, nous aurions dû commencer beaucoup plus tôt par la Bouche, par sa béance, le chantier de son cri, les balbutiements de ses arcanes, de ses coulisses.(…)"

in " L'invention de la Bouche"


Tel que paru sur Le Clavier Cannibale

 

30.11.10

Azul

Des tâches bleues dans le ciel viennent décorer le gris que s'y balade tranquille
comme cette bombe mise au première étage de mon illusion 
de laquelle il faut échapper car synthèse dangereuse de mon intuition ;
comme les lignes que je cherche à aligner dans mes harmonies bleues.

Les tâches bleues de ce refus à l'inconscience 
qui me permet d'avaler le sel pur
afin que je colore un peu cette incertitude 
de ce que l'on ne peut pas, mais aimerait tant. 

Car qui sinon moi pour rafraichir tout ce blanc caché dans les armoires du désir ? 

Alors, oui, s'abandonner. 
Assaillir souriant l'omniprésent parce que nous sommes loin 
et il suffira de se cramponner au vent pour l'être encore un peu
à mi-chemin entre le vert et le bleu.

Texte : M.A.

6.9.10

Entre le 3ème et le 7ème : moi

Les gens, sous mes yeux, sont des espèces rares qui ne cesseront jamais de m'épater.
Parmi les spectacles insolites qu'ils m'offrent involontairement, il arrive par fois que de la part des gens les plus désagréables je reçoive les plus beaux cadeaux. Et quand ce miracle se produit, je me chausse des scoubidous invraisemblables pour élaborer un remerciement qu'ils ne comprendront jamais. Bien sûr, quand on aime mal les gens on ne leur fait pas de cadeau, surtout s'ils ressemblent à des gibiers.

Mais vous n'êtes pas des gens, alors je partage avec vous ce magnifique travail de Alex Román intitulé The Third & The Seventh.


The Third & The Seventh par Alex Roman
envoyé par whiteblog. - Regardez plus de courts métrages.



Texte : M.A.

30.8.10

sAl



Tu presencia se ha pasado de la costra de sus uñas a la sal de las lágrimas aún no derramadas.


Y te atreves a deslizarla sobre olas, mal adentro.
La ignorancia no tiene maestro ni nadie que la reprenda.

Y te dan ganas de soplar el viento de sus ingenios.
El desinterés no tiene fecha de vencimiento ni comisión preventiva.

Y le tensas nudos de siete vueltas en el pelo.
La caricia no mira a quién ni hace promesas.


Sabiendo que la sal, diluida en las lágrimas derramadas, no puede más que evaporarse en el tiempo.




Texto: M.A.
Imagen: MooNyk

18.8.10

l'O-O'king out the wiNdow


J'ai toujours aimé regarder par la fenêtre. Je peux d'ailleurs dédier des heures à cette activité.
Mais parfois on dirait que ce qui me fascine le plus c'est ces lignes géométriques que je peux dessiner avec ce regard.

Je ne le sais pas avec certitude, mais c'est vrai que quand je tiens un appareil photo entre les mains et que je me trouve à l'intérieur d'un bâtiment ou d'un appartement, mon premier réflexe est toujours de photographier ce que je vois par la fenêtre, et encore mieux si ce que je vois c'est des toits. Et plus les toits son vieux, plus j'ai envie de m'y perdre.


Même si mené par une étrangeté différente, Matteo Pericoli a un amour semblable : celui de dessiner en noir et blanc ce qu'on voit à travers nos fenêtres. Il dit lui même que quand on dessine quelque chose le sujet devient immédiatement plus intéressant.

Avec ceci en tête et en partant de la prémisse que la vue de notre fenêtre fait partie de notre vie d'une manière inexorable car elle nous inspire, nous soulage, nous accompagne et par fois nous aide à partir ou prendre du recul ; Matteo a décidé de faire un livre qui recueil les dessins des vues des fenêtres des personnes connues habitant dans la ville de New York : The City out My Window [Simon & Schuster (November 3, 2009)].



- “It’s one of New York’s most beautiful buildings, but it looks better at night... like a woman.”
Mikhail Baryshnikov, dancer-





- “Water tanks, air-conditioning, and exhaust pipes. The infrastructure of New York in plain view. I love it!”
Philip Glass, composer-


Mais, il ne s'arrête pas là... Ce mois d'août 2010, le New York Times a lancé une série qui aura une durée d'un an appelée Windows on the World dans laquelle Matteo publiera tous les mois un dessin de la vue de la fenêtre d'un écrivain dans une partie du monde à chaque fois différente. Le dessin sera accompagné en plus d'un petit texte descriptif rédigé par le propre écrivain.

Vous pouvez déjà apprécier le premier de cette série ici.




Excellent, vous ne trouvez-pas ?

Alors, Matteo, à quand un petit dessin de la superbe vue de la fenêtre de cette célèbre écrivaine ?





 -"D'ici je vois les martinets s'affoler et les pigeons s'aimer. J'adore." 
M.A., écrivaine-







Prenez le temps de visiter le site de Matteo