31.5.10

tOuJoUrS La MuSiQuE

"Oui ma douce, mais il y a la musique... toujours"
Et oui... c'est exactement ça : malgré le froid, malgré le silence... la musique, toujours la musique.


Take Away Show - Karkwa - "Marie, tu pleurs pour rien" from Nathanaël Le Scouarnec on Vimeo.


Un Concert à Emporter, un bien jolie concept...
Merci Nathanaël !

28.5.10

MODE D'EMPLOI POUR ETRE HEUREUX




1- Dans une journée très ensoleillée, prenez votre iPdod, iPhone ou autre lecteur mp3.

2- Placez vos écouteurs ou casques sur vos oreilles.

3- Montez le son au maximum supportable par vos oreilles.

4- Placez-vous ensuite sur le seuil de la sortie vers la rue.

5- Dans votre lecteur mp3, cherchez la Piste n°1 de l'album 'Contra' du groupe Vampire Weekend.

6- Appuyez sur 'Play' et commencez à marcher sans direction définie.

7- Respirez profondément et laissez-vous porter par la musique.



Attention !

Il est possible que vous vous trouvez à sourire aux inconnus.

Effet non garanti par des jours de pluie.

À refaire autant de fois que nécessaire.

19.5.10

Je m'orgasme

Nous, les femmes, intégrons à notre discours quotidien plusieurs verbes à caractère pronominal. Nous les entendons souvent employés dans des formes comme « Je m’habille », « Je me maquille », « Je me coiffe », « Je m'épile », « Je me fais belle », etc. Tous des verbes qui illustrent par leur construction la relation que nous entretenons avec nous-mêmes. D’ailleurs, en utilisant ces verbes là, nous soulignons notre côté individuel et autosuffisant puisqu’il s’agit des choses que nous faisons nous-mêmes pour nous-mêmes.

Eh bien, je crois qu’il est grand temps d’en rajouter un à la liste : Je m’orgasme dont la forme à l’infinitif serait « s’orgasmer ».

Et oui, je me disais que si nous sommes capables d’assumer la responsabilité de notre beauté à nous toutes seules, pourquoi relayions-nous la responsabilité de notre orgasme à un homme ? Pourquoi notre orgasme ne ferait pas partie intégrante de notre rituel de beauté ? Pourquoi ce ne serait pas correcte de dire « ce soir, je m’orgasme » comme nous dirions « ce soir je me lave les cheveux » ?

Exactement, je ne trouve pas de raison sincère pour que ce ne soit pas ainsi. Pourquoi permettre que notre orgasme soit à la merci de notre partenaire, un homme qui vient (ou pas) de nous connaître et qu’en plus ne dispose ni du même matériel ni des mêmes références pour pouvoir s’y prendre facilement ? Comment osons-nous espérer ou attendre qu’il sache exactement ce que nous aimons, ce qui nous fait plaisir, si nous ne le savons pas nous-mêmes pour commencer ?!?!? C’est d’abord cruel pour lui de lui mettre une telle pression sur les épaules et malheureux pour nous.

Certes, notre partenaire peut nous aider, nous accompagner, et nous faire découvrir d’autres aspects de la sexualité à deux (ou à trois, cela dépend de vous). Et il est peut-être vrai que s’il n’est pas à l’écoute ça peut nous compliquer la tâche ; et je dis bien « compliquer » et non pas la rendre impossible. Car si nous savons ce que nous aimons et comment notre corps réagit face à certaines stimulations, alors nous ne dépendons pas exclusivement de notre partenaire pour l’atteindre cet orgasme ! La vérité est qu’il n’y a que nous pour ressentir de quel forme le plaisir se matérialise en nous, esprit et corps compris, et il n’y a que nous pour savoir l’exprimer. Votre partenaire ne peut pas lire dans vos pensées !

Mais, pas de panique, ce qui est bien dans tout ça c’est qu’il n’est jamais tard pour commencer à intégrer le plaisir dans notre rituel de beauté…

Allez, commençons par accepter et avouer que les femmes se masturbent. Et oui, il faut se décomplexer et se dire que cela n’a rien de méchant, que tout le monde le fait (ou presque) et que c’est naturel et même conseillé pour avoir une bonne santé physique et mental. Faites la preuve, osez en parler autour de vous. Vous verrez que vous n’êtes pas la seule. Vous serez surprise de voir à quel point c’est libérateur rien que d’en parler et de constater que vous n’êtes pas seule au monde.

Alors, une fois vous vous sentez à l’aise avec l’idée de la masturbation, vous pouvez vous autorisez à vous masturber comme vous voulez, avec la fréquence que vous voulez, en prenant votre temps et surtout en vous gâtant. C’est ainsi que nous commençons à découvrir notre corps, à se connaître mieux soi même, et pour beaucoup, c’est la manière d’expérimenter son premier orgasme. Il s’agit ici d’une thérapie de cœur et d'âme que je vous conseille, notamment à ces femmes qui verbalisent avec les yeux remplis de tristesse qu’elles n’ont jamais eu un orgasme de leurs vies. J’ai envie de vous dire orgasmez-vous ! Offrez-vous ce cadeau car notre corps a été conçu ainsi, ce n’est pas un hasard, et c’est dommage de ne pas se permettre d’explorer toutes ses capacités en tant que être humain.

 Bon, ok, maintenant c’est bon, vous êtes décomplexée, vous vous êtes bien amusée en vous orgasmant, vous avez découvert ce qui vous plait, comment cela fonctionne et quoi faire pour y arriver. Eh bien, il est temps d’essayer de se décomplexer face à son partenaire. Mais non, je ne vous demande pas de vous masturber devant lui (quoique vous êtes libre de le faire), ce que j’entends par là c’est de se libérer de cette peur de ne pas être assez belle ou assez sexy au moment de l’acte car (et ceci n’est pas une découverte à moi, il n’y a pas de mystère là-dessus je vous assure) ce que votre partenaire aimera le plus et trouvera le plus beau et sexy est de voir une femme devant lui qui a du plaisir, qui l’assume et qui le savoure jusqu’à la dernière goûte. Oui, je vous entends déjà, vous sentez que vous bougez d’une manière bizarre pour arriver à l’orgasme, ou que vous faites des drôles des grimaces ou bien que vous hurlez comme un loup… Je comprends, mais soyez rassurée : votre partenaire va être tellement envouté de vous voir croquer le plaisir à plein dents qu’il ne va même pas remarquer ; il va être en extase, c’est tout, je vous jure !

Voilà tout : plus vous serez à l’aise avec toutes ces choses là, plus à l’aise vous serez pour vous orgasmer au point même d’arriver à guider votre partenaire avec vos mouvements ou vos paroles pour qu’il vous accompagne dans cette belle aventure (oui, j’ai oublié de le dire, ne lui faites pas croire que c’est bon alors que ce n’est pas vrai, mais ce sera peut-être un autre article). Après ça, qui sait ? Bonjour les orgasmes multiples, les femmes fontaines ???

Allez, au boulot ! Et je ne veux plus entendre ce fameux « je n’ai jamais eu un orgasme de ma vie ». Orgasmez-vous !


Pour des données plus scientifiques sur ce sujet venez par ici.






Texte : M.A.
Un commentaire constructif ? Alors écrivez à femmeplaisir@gmail.com

2.5.10

La non chute


Chuter à la vitesse d’une goutte de pluie,
Cela me rendrait plus puissante et claire,
Me redonnerait le vertige de la vie,
Me permettrait de percer les nuages,
De me déplacer dans un sens naturel.


Alors, explique-moi pourquoi je choisis de rester assise sur le bord...





Texte : M.A.

30.3.10

Please Take Me Out Dancing




Quelques pas en arrière...
Et encore la pièce d'à côté...
Un bruit qui se ferme...
Quelques pas encore...
et encore...
encore...






28.3.10

[Je] T'aimerai / Te amaré - Silvio Rodríguez

[Je] T'aimerai
T'aimerai
Comme au monde
[Je] T'aimerai
Même s'il y a une fin

[Je] T'aimerai
T'aimerai
Au plus profond
[Je] T'aimerai
Comme il faut que j'aime

[Je] T'aimerai
T'aimerai
Comme je le pourrai
[Je] T'aimerai
Même si ce n'est pas la paix

[Je] T'aimerai
T'aimerai
Ce qui reste
[Je] T'aimerai
Quand j'aurai fini d'aimer

[Je] T'aimerai
T'aimerai
[Même]Si je suis mort
[Je] T'aimerai
Encore, le lendemain

[Je] T'aimerai
T'aimerai
Comme je le sens
[Je] T'aimerai
Avec 'adieu', avec 'jamais'

[Je] T'aimerai
T'aimerai
Aux côtés du vent
[Je] T'aimerai
De la seule manière que je sais le faire
[Je] T'aimerai
Jusqu'à la fin des temps
[Je] T'aimerai
Et après, je t'aimerai


Album : Rabo de Nube - 1995
Piste : 4

24.3.10

hIgH

Assise
sur la partie invisible
d'une étoile
elle le regardait,
les yeux grand fermés,
le corps enflammé,
enrobée de la viscosité naturelle
du 'A' qui est bien employé




Texte: M.A.

18.3.10

L'eau à la bouche

Et il prend toute la place de mon palais

Et il sème des caries-voyelles sur mes dents

Et mes joues prennent l'ampleur de la non matière

Et je souffle

Et il s'en va

En me montrant ses dents



[Quand la poitrine ne suffit plus
tellement c'est grand]



Texte : M.A.

12.3.10

...lIbRe...



Photo: J.Trotti

Un moment de BD

J'ai descendu les escaliers en essayant de me convaincre qu'il n'y avait pas de raison pour accueillir ce nœud dans mon ventre. À chaque marche je répétais dans ma tête "je suis une femme puissante, je suis une femme puissante, je suis une femme puissante...".

Une fois en bas, j'ai essayé d'être le plus naturelle possible : je souriais, je participais à la conversation... j'étais calme. Il n'y avait rien d'artificiel. Et pourtant... à un moment très imprécis, j'ai réprimé un mot, et deux, et trois, et sans faire attention, j'ai commencé à me noyer dans un vide troublant. J'essayais de sortir des lapins de mon grand chapeau, sans succès. Tout ce qui sortait de là, n'était que des sujets sans intérêt. Ce vide m'avalait petit à petit et se transformait en ma personne. Et moi, qui ne souhaitais que devenir un bijou unique, un oiseau rare.

Je crois que cette galère était invisible aux yeux devant moi, et je l'espère d'ailleurs. Mais ces yeux me regardaient tout de même, pour la première fois, d'un air distant. Alors, je continuais à réprimer des mots, un après l'autre, et ainsi le vide me dévorait plus férocement. J'ai voulu donc tenter une dernière manœuvre pour me préserver de la noyade définitive : j'ai essayé, avec la douceur d'une plume d'oiseau en danger, de poser un pont entre mes yeux et ceux qui me regardaient. Je croyais avoir réussi quand j'ai remarqué que devant ces yeux il y avait un mur invisible. Un mur tendre, certes, mais un mur.

Il ne me restait alors que fermer les yeux, retenir la respiration, et me laisser emporter par le courant du néant...

Quelques heures plus tard, j'ai remonté les escaliers hypnotisée par la lumière inhabituelle qu'y se posait. À chaque marche, j'embrassais le vide. En arrivant en haut, je me suis assise par terre, sur le silence ; j'ai compté combien de vies il me restaient, et j'ai claqué ensuite trois fois des talons en souhaitant très fort devenir un personnage de bande dessinée.


Texte: M.A.

11.3.10

My secret is yours


So, what's your secret?

Visit: 


Or simply post your secret to: 

POST SECRET
13345 Copper Ridge Rd.
Germantown,  MD (USA)
20874

18.2.10

Au revoir


On fera une pause

pour se ressourcer dans le sel de la mer

et ensuite reveir plein le coeur, débordés en mots




Image : George Barbier

26.1.10

Mon odeur



Alors je lui ai demandé de s’approcher et de venir sentir mon cou afin de me parler ensuite de mon odeur.


J’ai soulevé mes cheveux dans un seul mouvement avec la tendresse que les branches ont pour ses feuilles, et j’ai exposé la peau de ce cou qui est le mien.

Il s’est approché armé de son nez et a aspiré lentement la vie installée dans mon cou.

« Alors, je sens quoi ? »

Il m’a dit qu’il ne pouvait pas décrire ce qu’il sentait car il n’y avait rien de comparable. Mais puisque j’insistais, il a commencé à m’expliquer…


Ton odeur n’est pas fine,
elle n’est pas douce,
elle est au contraire, forte.
C’est comme si ta personnalité sortait à travers ta peau.
Tu ne sens ni la rose,
ni les pommiers,
ni aucun fruit d’ailleurs,
ni l’humidité,
ni la terre.
Ton odeur n’a pas de nom.

« Et pourrait-on un jour la nommer ? »


Texte : M.A.
Image : Kartni

24.1.10

Le miroir


Ton reflet sur un miroir assez grand pour t'accueillir en entier, 



toi, et ce regard,  ce sourire amusé d'un enfant qui regarde de loin 



quelque chose qui lui est interdit, 



un mystère qu'il ne comprend toujours pas.








Texte : M.A.
Image : Alex Andreyev 

19.1.10

CHANGE!





"Si l'on garde jalousement pour soi ce qui nous est donné par la vie, il arrive un jour où, à force



d'être rempli de tous ces dons, il ne reste plus la place de rien recevoir. Et toutes ces choses


reçues pourrissent en nous, nous intoxiquent, nous étouffent."

Jacques Higelin